Homalacanthus concinnus est le plus grand acanthodien à avoir nagé dans les eaux de l’estuaire de Miguasha.

(28 ko) Avec ses 30 centimètres, il était une version géante de
Triazeugacanthus affinis. Il se distingue toutefois de son petit cousin par l’absence de la paire d’épines intermédiaires entre les nageoires pectorales et pelviennes.

(72 ko)L’espèce est commune dans certaines strates de laminites, mais est rarement trouvée dans les concrétions calcaires. Certains spécimens sont assez bien conservés pour donner de l’information sur le système digestif qui était fort simple. Il partait de la ceinture pectorale, formait une ligne juste en dessous de la ligne latérale et descendait vers le bas au niveau des nageoires pelviennes, ce qui représente à peine le quart de la longueur du poisson. Quelques spécimens ont d’ailleurs été découverts avec ce tube digestif rempli des petits crustacés
Asmusia membranacea.

(56 ko)Un
Eusthenopteron a déjà été retrouvé avec un
Homalacanthus "dans la gorge". Cette évidence de relation trophique entre différentes espèces de l’estuaire a fait l’objet en 1982 du premier article scientifique sur Miguasha rédigé par un Québécois, l’ancien directeur du parc de Miguasha, M. Marius Arsenault. Après 100 ans d’études par des spécialistes d’ailleurs, voilà enfin qu’était lancée une vague de recherches par des gens d’ici. Un travail qui se poursuit encore de nos jours.